Toute ta vie recherche les tiens, le nouvel album de Thomas Simon Saddier, français d’origine mais bien installé dans la belle province, est plus qu’une simple collection de chansons, c’est une errance où chaque note semble flotter entre passé et avenir, entre illusion et réalité.
Sous le label québécois Woody Musique, cet album de neuf titres sera lancé en mai 2025 comme une bouteille à la mer. Enregistré à Montréal, il s’imprègne de la ville, de son âme nocturne et de ses silences.
Tout commence avec J’attends que le vent passe, une chanson présentée comme un souffle d’espoir, et qui est d’ailleurs déjà portée par les ondes de SiriusXM. Puis, Montréal 5 heures du matin s’impose comme un hymne à la ville insaisissable, celle qui nous retient autant qu’elle nous abandonne.
Avec Parce que, la fuite devient tangible, elle démontre ce désir irrépressible de tout laisser derrière soi. Alors que la pièce Rechercher nous entraîne encore plus loin dans la quête d’un ailleurs insaisissable. Et puis il y a Bazarde, un morceau sombre, viscéral, où les mots s’entrechoquent et se dérobent, quelque part entre les influences de Bashung et l’ombre d’un blues nocturne.
Dans Sur la longue route, le banjo et la slide guitare dessinent un paysage d’horizons fuyants. La pièce rend hommage aux voyageurs de l’ombre et aux âmes sans boussole. Le grand boulevard ramène à l’urbain, aux amours impossibles qui s’écrasent sous les réverbères fatigués. Puis vient Que le monde brûle, où la mélodie vacille sur un fil, prête à basculer dans le néant.
Et enfin, Miss Amérique. Un dernier regard sur ce qu’aurait pu être. Kamala Harris, l’Amérique, les promesses fanées comme un rêve qui persiste malgré tout.
L’écho d’un voyage qui continue
Mais ce n’est qu’un début. En juin 2025, Toute ta vie remix les tiens viendra prolonger le voyage sous le label suisse Paroisse Records, réinventant ces morceaux sous une autre lumière. Un maxi EP vinyle suivra, fruit d’une collaboration avec Woody Musique, Paroisse Records et Urgence Disk Records.
Après avoir exploré le psychédélisme et les expérimentations instrumentales avec Oppenheimer’s Elevators, après avoir plongé dans les méandres de la pop-psyché avec Lesbian Speed Dating et Sens Sauvage, il nous dévoile une facette plus intime, où la langue française devient le miroir d’un monde intérieur vibrant.
Parce qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part, qui cherche les siens, et parce qu’il y a toujours un son, une mélodie, pour nous rappeler qui nous sommes.
